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Des gouttes dans l'océan

  • Conférence de Bergen: Le libre marché n'est pas une option

    Il y a quelques jours, dans le cadre d'un séminaire à Bergen, j'ai été saisi d'entendre un intervenant allemand décrire le rapport tordu que peut avoir la France avec le libre marché. Et j'ai été d'autant plus saisi que ce problème est réel : j'ignorais seulement que ce problème propre à la France était visible à l'international ! Le libre marché a mauvaise presse en France, et on l'accuse souvent de tous les maux. La critique la plus récurrente porte sur son mécanisme organisationnel. La manière dont se construit le succès au sein du libre marché n’est en effet généralement pas basée sur le mérite intellectuel ou artistique. Ce n’est pas celui qui s‘exprime ou écrit le mieux qui s’enrichit, mais plutôt celui qui parvient à prédire au mieux les besoins du « marché ». Qu’il s’agisse d’un baril de lessive ou d'un nouveau jouet, le principe reste le même : il suffit d’avoir la bonne idée au bon moment et de savoir convaincre le marché. Et c’est précisément ce constat qui amène chez certains de l'aversion. D'après eux, connaître le succès en répondant aux desideratas du « marché » est assimilé à une ignoble cupidité. Suivre un projet artistique est à l'inverse interprété comme un hommage au plus vertueux des sentiments humains : l’esprit. Le fait, donc, que l'inventeur d'un objet bassement utilitaire devienne extrêmement riche, alors qu’un artiste brillant peut dans le même temps vivre dans une chambre de bonne, est vu par de nombreux intellectuels comme un déni de l'ordre naturel. En France, cette approche est devenue emblématique, une marque de fabrique française. Presque toute l'élite vilipende « le libre marché », et considère les moteurs du succès social comme trop peu édifiants. En érigeant la «popularité » au rang de critère de succès, le libre marché avantagerait selon elle l'appauvrissement de la société : un monde où la culture serait envahie par le mauvais goût élevé au rang de norme. Vertueuse en apparence, la pensée sous-tendue par cette vision du monde peut cependant se résumer en un mot : mérpris. Cette posture exprime l'incommensurable mépris que peut avoir l'élite quant au libre choix de chaque citoyen. Le mépris qu'elle peut avoir envers la personne qui va en vacances vers une destination populaire ou aime aller voir un film à succès américain au cinéma. Le mépris du choix de chaque citoyen, de chaque sans-dent, qui par ses choix pourrait mettre en danger la Culture (avec un grand C). Il m'est apparu lors de ce séminaire à Bergen que c'est cet état d'esprit qui contribue à donner une image vieillotte de la France à l'étranger. Malheureusement, il est peu probable que nous parvenions à nous en défaire, même si elle nous porte fortement préjudice au niveau économique. Nos élites perchées sont trop éloignées des réalités pour sortir de leur credo. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site internet sur ce séminaire entreprise à Bergen qui est très bien élaboré sur ce thème.

  • La révolution digitale pour les PME

    La transformation digitale représente une réelle opportunité pour les PME françaises de se positionner dans un marché global en développement. Dans cet environnement à l’évolution rapide, elles doivent saisir le train du changement sans attendre. Les PME pionnières en termes de digitalisation engrangent déjà les bénéfices de leur transformation. Différents obstacles peuvent cependant inhiber l’adoption des nouvelles technologies par les PME : ? Le manque de compétences digitales. Actuellement, plus de la moitié (53%) des PME françaises perçoivent le manque de savoir-faire technique comme un frein à l’intégration d’outils digitaux.60 ? L’absence d’une prise de conscience des avantages digitaux. De nombreuses entreprises ne semblent pas être conscientes de la variété d’outils digitaux disponibles et des avantages potentiels que représente leur adoption. Un sondage réalisé par la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Lyon auprès de PME et de microentreprises révèle l’importance de l’écart existant entre la perception qu’ont les microentreprises des solutions digitales et l’usage qu’elles en font en réalité. ? L’incompréhension du rapport coûts/bénéfices de la transformation digitale. Certaines entreprises, en particulier les plus petites, sont hésitantes quant à l’adoption de solutions digitales en raison d’une perception faussée des coûts et de la complexité qui y sont associés. Un sondage réalisé auprès de PME françaises met en évidence cette distorsion en révélant que près de la moitié des répondants considèrent les coûts de développement comme l’un des principaux freins à la création d’un site internet, tandis que seul un répondant sur quatre mentionne ces coûts comme ayant été une réelle barrière, une fois le site mis en place. Les responsables politiques ont la possibilité d’initier un travail en concertation avec les PME afin de remédier à certains de ces obstacles. De nouvelles lois porteuses de solutions pourraient offrir des opportunités significatives aux PME françaises et favoriser leur croissance. Elles pourraient notamment prendre en compte les exemples locaux de réussites digitales telles que la transformation de l’industrie du tourisme ou l’importance prise par l’économie de partage qui donne à la France une position de leader en la matière. A travers l’Europe, les autorités locales développent de nombreuses initiatives afin d’encourager la prise de conscience par les PME des opportunités offertes par le digital et de développer des environnements favorisant l’entrepreneuriat digital tout en renforçant l’innovation. L’adoption de telles politiques en France pourrait libérer de nombreux bénéfices pour les dirigeants comme pour les employés de PME, avec un impact non négligeable sur l’économie nationale et régionale, au vu de l’importance des PME dans le tissu économique français et de leur participation à l’emploi et à la compétitivité du pays.

  • Goutte après goutte

    Goutte après goutte, nous construisons notre propre avenir. Ou nous le laissons créer par d'autres. Enfin, nous le laissons surtout créer par d'autres. Il suffit de voir l'indolence avec laquelle nous laissons oeuvrer Donald Trump. Que ce soit le Parlement américain, les citoyens américains, la communauté internationale, ou nous-mêmes, personne n'est la hauteur de la situation. Nous le laissons prendre des décisions qui sont dommageables à l'humanité toute entière. Le retrait de l'accord de Paris ? Ce sont nos enfants qui le paieront. Le retrait de l'accord iranien ? Autant mettre le feu à une poudrière. L'installation d'une ambassade américaine à Jérusalem ? Autant mettre le feu soi-même à la poudrière...

    Goutte après goutte, nous laissons la cruche se remplir. Sauf que lorsqu'elle débordera, chacun de nous le paiera très cher. Alors s'il n'est personne pour se mettre sur sa route, que peut-on encore attendre ? Que l'homme chute de lui-même. Les affaires qui le poursuivent sont nombreuses : l'ingérence russe, Stormy Daniels, et d'autres aventures qui commencent à sortir. Il ne reste plus qu'à espérer que l'une d'elles soit à même de le faire chuter de son piédestal. Mais rien n'est moins sûr. Là où un autre président serait déjà tombé pour de bon, Donald Trump a une fâcheuse tendance à s'accrocher à la chaise de son bureau oval, contre vents et marées...